CRÉATION 2026
7 interprètes
Conception, direction artistique, chorégraphie, création lumière Dalila Belaza
Collaboration à la création costumes Christine-Sharmini Tilleke
Interprétation (en cours) Paulin Banc, Dalila Belaza, Érica Bravini, Adam Chado, Élie Tremblay, Claudia Graziadei, Aïda Delpuech
Crédit photographique Pierre-Gondard
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Production Association Jour / hiya compagnie-Dalila Belaza. Coproduction Maison de la danse de Lyon ; Théâtre de la Ville de Paris ; Chaillot - Théâtre national de la Danse ; Festival d'Automne à Paris ; la briqueterie / CDCN du Val de Marne ; ÉCLAT - Centre National des Arts de la Rue et de l'Espace Public - Aurillac ; CCN-Ballet National de Marseille dans le cadre de l'accueil studio / Ministère de la Culture ; ETAPE DANSE, programme de résidence de Fabrik Potsdam, l’Institut Français / Bureau du Théâtre et de la Danse Berlin, la briqueterie / CDCN du Val de Marne, et Mosaïco Danza – Interplay Festival Turin ; Fondation Royaumont. Accueil en résidence Ménagerie de Verre ; la briqueterie - CDCN du Val-de-Marne* ; Centre National de la Danse, Pantin ; Potsdam Fabrik* ; Lavanderia A Vapore, Mosaico Danza - Interplay Festival* ; MC93 - Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis ; Cndc - Angers * dans le cadre du dispositif Étape Danse 2025 Ménagerie de Verre ; la briqueterie - CDCN du Val-de-Marne* ; Centre National de la Danse, Pantin ; Potsdam Fabrik* ; Lavanderia A Vapore, Mosaico Danza - Interplay Festival* ; MC93 - Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis ; Cndc - Angers * dans le cadre du dispositif Étape Danse 2025. Accueil en résidence d'observation IRA Institute ; Dance Limerick ; Dance Cork Firkin Crane. Avec le soutien du Fonds Haplotès.


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Enfant, Dalila Belaza ne danse pas, elle écoute. Les contes, transmis par tradition orale dans le cercle familial, infusent son imaginaire et lui donnent le goût du récit. Ces histoires, berceau de sa pratique, prennent vie sur scène au travers des corps. Loin d'être muette, sa danse nous fait voir le récit qui l'a habitée, ainsi qu'en un miroir tendu au paysage : « le point de départ d'une expansion intérieure sans fin et sans retour d'une route qui se dessine, de paysages qui se manifestent, de tout ce qui n'existait pas l'instant d'avant moi » (1).
Sur ce territoire autrefois interdit et pour toujours étranger, Dalila Belaza trace son chemin depuis bientôt trente ans. Un sillon infiniment fertile, nourri par une intuition immédiate : la danse ne sera ni un moyen de séduction, ni une fabrique à images spectaculaires, ni un exutoire.
Telle une équilibriste, elle cherche à comprendre ce qui nous échappe, tout en se dérobant à toute tentative de définition. La danse est un mystère en mouvement. En travaillant la disposition et la disponibilité des corps, tant au niveau de la posture que du souffle et du rapport à l’espace, elle façonne chaque geste pour se tourner, tout entière, vers l’écoute. « Dalila Belaza remarque qu'elle a toujours considéré “l'espace du travail comme un espace sacré", témoignant un respect particulier pour ce qui allait être vécu : un acte pur dégagé [d’elle]-même. » (2)
Sa démarche, guidée par une nécessité de sens et d'élévation, est avant tout un mouvement de recherche: celui de donner corps à l’invisible et au trouble, afin de plonger spectateurs et interprètes dans l’expérience de ce qui est en eux. En tournant son regard vers l'intérieur, Dalila Belaza ne danse pas pour autant la fermeture. Les mémoires profondes du corps, habité par un espace intérieur sans limite, font de l’intimité un monde tout entier à explorer.
Ce monde, elle l’a d’abord parcouru au côté de sa soeur, la chorégraphe Nacera Belaza, à qui elle est liée par une exigence commune et une approche du corps en tant que phénomène en lien à d’autres phénomènes. La danse comme cheminement intérieur, plongée verticale, langage opaque mais essentiel, les unit durablement. C’est en se rendant en Aveyron, en 2019, qu’elle rencontre l'altérité : le groupe de danse folklorique Lous Castelous. Mue par une certitude profonde, Dalila Belaza sait la nécessité pour elle d’aller maintenant sonder un monde nouveau en tant que chorégraphe et interprète. Dès lors, elle crée un espace pour elle-même, hiya compagnie.
C’est parce que la danse existe avant tout dans la résonance, que les trois premières créations de sa compagnie, Au coeur, Figures et Rive, s’inscrivent dans une continuité cohérente, ramification d’un long cheminement intellectuel, entamé par Dalila Belaza bien avant la création de sa compagnie. Son imagination, réseau de sens intarissable, irrigue ces pièces d’une même intention matricielle : créer des intersections entre la mémoire des rituels folklorique et les gestes de la danse contemporaine afin que jaillisse un troisième territoire, la danse comme un langage universel et hors du temps. Sur la sente de son imaginaire, En 2025, elle donne forme à sa création Orage. Depuis la saison 26-27, et pour trois saisons, elle est artiste associée à la Maison de la danse et à la Biennale de la danse de Lyon.
1. Dalila Belaza
2. Frédérique Villemur, Entre deux rives, Actes Sud, 2018
3. Biographie rédigée par Clara Colson
Œuvres immersives à découvrir : DeLaurentis Immersive et Spheres en partenariat avec Festivals Connexion.
> Mercredi 14 octobre de 14 à 19h30
Studio MAD / Entrée libre
Le film Au cœur est diffusé du xx au xx novembre sur Numeridanse
> Mercredi 14 octobre de 14 à 19h30
Studio MAD / Entrée libre

Le chorégraphe plonge ses onze interprètes dans un univers troublant et stimulant portés par une partition signée Jason Moran et Nico Muhly, deux compositeurs renommés, et jouée en direct à quatre mains sur un seul piano.
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Elles proposent ensemble une pièce musicale à la forme originale pour neuf interprètes, cherchant à provoquer un état de conscience modifié qui transforme la danse en transe. Silence promet de faire beaucoup de bruit parmi les créations attendues de la saison !
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