Programme de salle

La BaZooKa

Pillowgraphies

durée : 45 min

Générique

CRÉATION 2017
Pièce pour 7 interprètes

Conception La BaZooKa (Sarah Crépin et Etienne Cuppens)
Interprétation Nicolas Chaigneau, Louis Chevalier, Sarah Crépin, Aurore Di Bianco, Flore Khoury, Claire Laureau-Renault, Félix Maurin, Sakiko Oishi, Matthieu Patarozzi, Marie Rual, Léa Scher, Taya Skorokhodova, Julien-Henri Vu Van Dung
Chorégraphie Sarah Crépin, en collaboration avec les danseurs
Mise en scène Etienne Cuppens
Création lumière Christophe Olivier, Max Sautai
Réalisation costumes Salina Dumay, Elsa Gérant
Musiques Maurice Ravel, Bernard Herrmann, Jacques Offenbach
Administration et production Margaux Roland
Production et diffusion Mathilde Mahier

_
Production La BaZooKa
Coproductions Le Volcan Scène Nationale du Havre ; Dieppe Scène Nationale ; Centre Chorégraphique National - Ballet de Lorraine ; L’Arc - Scène Nationale Le Creusot ; Théâtre de l’Arsenal Scène conventionnée Art en Territoire Danse - Val-de-Reuil
Accueils en résidence Le Volcan - Scène Nationale du Havre ; Dieppe Scène Nationale ; Centre Chorégraphique National - Ballet de Lorraine ; Théâtre de l’Arsenal Scène conventionnée Art en Territoire Danse - Val-de-Reuil ; Le SiRoCo - Ville de Saint-Romain-de-Colbosc
Soutien Adami
Aide à la diffusion ONDA et ODIA-Normandie
Remerciements Emilie Podevin, Diane Ribouillard, Louise Lorieux, Anne Massot, Yann Cardin & Marine Costard

Note d'intention

Pillowgraphies répond à un désir de légèreté. Une tentative d’échapper à la gravité, d’aller vers une danse où le corps se dissout au profit d’une figure aussi légère que moelleuse : le fantôme. Le désir de plonger dans un univers nocturne et joyeux où il suffit de flotter pour tenir debout, glisser pour se déplacer et où marcher devient absurde. Le désir de respirer un parfum de liberté. Jouer à nouveau. Être un fantôme et reprendre vie. Évidemment.

ILLUSIONS...
Pillowgraphies utilise le mode de représentation des fantômes le plus classique qui soit : un drap avec deux trous à la place des yeux. La pièce part du postulat de montrer l’invisible, d’incarner l’évanescent et interroge la capacité du spectateur à y croire.
Via la technique simple de la lumière noire qui permet de ne faire apparaître que ce qui est blanc et disparaître tout le reste, la pièce s’ouvre sur l’illusion admise que les fantômes flottent à quelques dizaines de centimètres du sol et sont extrêmement sensibles aux courants d’air. Une fois cette convention établie, Pillowgraphies joue avec tous les possibles jusqu’à finalement s’autoriser à montrer ce qui se cache sous les draps. Redonner corps aux âmes... Faire revivre. Laisser danser les revenants. Puis convoquer à nouveau l’illusion tout en connaissant ses modes de fabrications. Porter sur nos fantômes, un regard neuf et enrichi et les laisser repartir, enfin, libres.

ET LÉGÈRETÉS...
L’air. De cette matière invisible, absolument indispensable, dont nous ne ressentons la nécessité que lorsqu’elle nous manque, nous en avons fait notre partenaire principal pour la danse. L’air intérieur comme vecteur de mise en mouvement, l’air extérieur sur lequel le corps s’appuie afin de créer une matière à la fois suspendue, et légère mais consistante, moelleuse, amortie, fluide. L’air entre les danseurs devient une matière sensible et élastique qui relie chacun aux autres et qu’il est possible de compresser, d’étirer ou de dilater. De la légèreté de l’air vers la légèreté tout court. L’enfance est convoquée avec ses fulgurances, son absence de filtres et son rapport aux évidences, aux clichés qui forment sa première culture commune.

POUR UN BALLET DE FANTÔMES
Inspirée, en partie, des cours de récréations d’enfants, l’écriture de la danse repose sur deux axes qui dialoguent. D’une part, un travail graphique, à la fois abstrait et hypnotique, qui affirme la notion de ballet de fantômes dans sa forme naïve, pour tendre peu à peu vers une prise d’espace plus instinctive, enfantine dans le sens rapide et spontanée. D’autre part, un travail plus fictionnel où les situations de groupes invitent le spectateur à imaginer un scénario, à donner à chacun des fantômes une personnalité, une émotion et à susciter une forme d’empathie.
Pillowgraphies s’amuse également de citations chorégraphiques simples et anciennes pour construire et déconstruire un ballet de fantômes. Le ballet classique n’est pas la seule référence détournée, plusieurs revenants sont convoqués comme la chorégraphie de Maurice Béjart sur le Boléro de Ravel ou des séquences rappelant certaines compositions de Merce Cunningham. Le dialogue entre musique et danse s’opère aussi dans un mode fantomatique, un mode basé sur les impressions passées, les souvenirs diffus. Les extraits de Daphnis et Chloé de Maurice Ravel dont les phrases musicales, comme de longs soupirs, s’étirent en floutant les contours d’un début ou d’une fin, se prêtent au caractère vaporeux des draps en suspension tout en rappelant un certain cinéma hollywoodien. Le contrepoint nécessaire à ces envolées aériennes est apporté par les extraits de la bande son du film (bruitages de batailles et dialogues) Les Sept Samouraïs d’Akira Kurozawa. Par le caractère très concret de cette épopée galopante, cette musique permet aux fantômes de retrouver vie grâce aux souvenirs de leurs actes héroïques et passionnés.
Enfin, les fantômes utilisent librement des jeux vocaux pour dialoguer et détourner les conventions établies.

La BaZooKa

Naviguer entre fiction et abstraction.
Provoquer l’imaginaire du spectateur.
Osciller entre le visible et l’invisible.
Questionner les effets de communauté.
Rechercher la légèreté...

La compagnie est née en 2002, au Havre, de l’association de Sarah Crépin et Étienne Cuppens.
Ensemble, ils conjuguent leurs imaginaires respectifs pour créer des projets à caractère chorégraphique : des spectacles et des installations plastiques. Dès le départ, la culture populaire et les figures qui en émanent sont la base de leur travail. Étienne Cuppens et Sarah Crépin puisent dans leurs souvenirs d’enfance, réels ou fantasmés, pour inventer des personnages qui résonnent avec l’inconscient collectif et auxquels la danse donne de multiples dimensions. Ainsi momies, héroïnes de manga hybrides, fantômes, « Vénus de Willendorf » en oreiller ou marins à pinces de homard alimentent au fil des oeuvres un bestiaire graphique et sensible, qui véhicule une fantasmagorie propice à inventer des fictions. Leur fascination commune pour les effets d’optique les amène à inventer des dispositifs où la place du spectateur est en jeu : déplacé sur des chaises à roulettes par les interprètes, caché derrière des baies vitrées donnant sur l’espace public, allongé dans des transats face à des miroirs pour découvrir le spectacle qui se joue derrière lui... Le spectateur se retrouve dans des situations inédites, son regard sollicité d’une manière active et ludique. La danse s’inspire également des cultures populaires. Disco, madison ou danses sportives sont des matières premières à utiliser et à détourner pour réaliser l’écriture chorégraphique. Le mouvement est caractérisé par un ensemble de qualités contrastées : élasticité et tonicité, moelleux et impulsion, lignes et volumes, détente et syncopes. Les projets sont pilotés en binôme et la confrontation est au coeur du processus de création de La BaZooKa. Les différences de parcours, de formation artistique, de références culturelles, d’attachement, ouvrent à Sarah Crépin et Étienne Cuppens un espace de travail dans une complémentarité et un déplacement réciproque. L’attirance pour l’abstraction d’un côté et un goût pour la dramaturgie de l’autre s’additionnent. Au plateau ou en studio, c’est en utilisant la « libre association d’idées » qu’Étienne Cuppens et Sarah Crépin travaillent. Ainsi, ils peuvent entrechoquer des éléments qui n’ont à priori rien à faire ensemble mais dont l’assemblage devient source de sens et d’émotion. Ce procédé débride l’imaginaire, élargit le champ des possibles et donne aux spectateurs adultes ainsi qu’aux enfants le choix entre plusieurs lectures. Cette liberté d’offrir différentes hypothèses de sens est fondamentalement désirée par La BaZooKa.

Autour du spectacle

+ Bord de scène

Mercredi 07 jan. à l'issue de la représentation

+ Samedi en famille

En écho au spectacle Pillowgraphies, la Maison de la danse vous propose un après-midi autour de l'univers de La BaZooKa
30 min chrono ! La magie de la scène, entre scénographie et illusion
14h15 | CinéMAD | Entrée libre
• Apéro-sirop Verre de sirop offert
15h45 | MAD Bar
Bal blanc La BaZooKa vous invite à quitter vos sièges pour rejoindre le plateau de la Maison de la danse et plonger dans les artifices de Pillowgraphies. Venez jouer au fantôme et danser ensemble, en chair et en os !
16h | durée 1h | Grande salle, sur scène | sur inscription

Aller plus loin

Découvrez les vidéo que nous avons sélectionnées pour vous.

Shot !

Une minute pour tout savoir sur la compagnie

En vidéo

Retrouvez l'univers de la compagnie sur leur chaîne Vimeo
Prochainement à la Maison
27 jan. > 04 fév.
Malandain Ballet Biarritz
Midi-Minuit

Avec leur grâce néo-classique, les vingt-deux interprètes du Malandain Ballet Biarritz se laissent emporter par trois célèbres compositeurs, Poulenc, Saint-Saëns et Ravel. Un voyage virevoltant dans le temps.

En savoir plus
11 > 14 mars
Mounia Nassangar /
Sons of Wind
STUCK / Bounce

Mounia Nassangar fait sonner son waacking émotif dans STUCK, les Sons of Wind déploient leur hip hop freestyle intense dans Bounce : un plateau partagé palpitant.

En savoir plus
Merci à nos partenaires pour leur soutien.