CRÉATION 2024
Pièce pour 7 interprètes
Concept et chorégraphie Armin Hokmi
Danse et interprétation Daniel Sarr, Aleksandra Petrushevska, Efthimios Moschopoulos, Johanna Ryynänen, Emmi Venna, Leonie Türke, Xenia Koghilaki. En alternance avec Charlott Madeleine Utzig et Luisa Fernanda Alfonso Musique originale EHSXN, Reza R
Scénographie et conception lumière Felipe Osorio Guzmán
Création lumière Vito Walter
Costumes Moriah Askenaizer
Confection et retouches costumes pour la tournée L'atelier Bas et Hauts Paris
Consultation et étude archivistique du festival des Arts de Shiraz (1966-1977) Vali Mahlouji
Assistante à la direction artistique Emmi Venna
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Coproduction Festival Montpellier Danse 2024 ; Rosendal Teater, Dansehallerne ; Black Box teater ; Tanzfabrik.
Avec le soutien de Arts Council Norway ; Nordic Culture Fund ; FFUK ; Nordic Culture Point.
Accueil en résidences Montpellier Danse à l’Agora, cité internationale de la danse ; Tanzfabrik ; Lake Studios ; Uferstudios ; DAVVI Center for Performing Arts Hammerfest.
Période de recherche soutenue par Dis-Tanzen.
Remerciements Anne-Cécile Sibué, Rasmus Jensen, Diletta Sperman, Ellen Söderhult, Theatre Haus Berlin.
Avec le soutien de l'Onda - Office national de diffusion artistique


La pièce Shiraz envisage la danse et la chorégraphie à travers leurs capacités à susciter la joie, à proposer des expériences qui plongent dans des mondes sensuels, à leurs potentiels de transformation des perceptions et à leurs modes d’engagement qui convoquent les affects.
Shiraz s’intéresse au pouvoir de la fabulation, abordant les questions d’authenticité et de représentation. La danse y porte des marques et des traces qui se manifestent dans un langage unique. Elle est à la fois proche de formes connues et de gestes qui échappent à la classification et à la reconnaissance. Nommée d’après la ville « Shiraz », cette pièce met en jeu la relation entre une danse et un lieu, tout en étudiant les façons dont les danses sont reconnues, catégorisées et localisées.
Orchestrée par sept danseurs et danseuses, la chorégraphie de Shiraz donne à voir la dynamique qui naît de la mise en mouvement d’empreintes multiples. Les gestes, les synchronicités et les postures se déplient avec insistance dans des trajectoires mouvantes. En cultivant une affinité pour les impulsions indéterminées qui surgissent de la rencontre entre les danseurs, la bande son et la lumière, Shiraz met en avant le travail collectif du souvenir et du “danser ensemble”. Une forme d’amour.
Le point de départ de la pièce Shiraz est un travail d’investigation sur le “ festival des arts de Shiraz ”. Cet événement historique, qui s’est déroulé entre 1967 et 1977 dans le sud de l’Iran, comporte un intérêt particulier. En effet, le festival a constitué un lieu
de rencontre pour les arts du spectacle au-delà des frontières géopolitiques, des généalogies artistiques, des cultures et des origines, dépassant les polarités réductrices.
Ce festival a cherché à transcender les modalités de présentation et les conditions de visibilité des artistes et des œuvres. Né d’un ensemble d’aspirations de la deuxième moitié du 20e siècle, le festival s’est efforcé de trouver des lignes de pensées autonomes, dans le contexte de la Guerre Froide et de la réalité politique en Iran. Au fil des années, le festival est devenu un espace de recherche optimiste et ouvert, porteur de connexions universelles, où circulaient des expressions et des propositions artistiques hétérogènes. Le festival des arts de Shiraz a généré la possibilité d’une nouvelle relation entre les œuvres et le public.
« Son territoire appartenait à la confrontation des diversités, des solidarités concurrentes et des visions proliférantes ». Vali Mahlouji (Chercheur sur les archives du festival)
Au cours du processus de création de Shiraz, une conversation a été entretenue avec le festival. Ses traces sont devenues une source d’inspiration et d’imagination pour la pièce. Shiraz transpose cet événement historique dans notre époque contemporaine sous la forme d’un renouveau, d’un hommage et d’une arène fictive. Nous imaginons une pièce qui aurait pu se dérouler au festival des arts de Shiraz, comme à l’époque, une pièce de danse porteuse de son propre contexte.
Armin Hokmi
Installé à Berlin, Armin Hokmi est un artiste qui travaille dans le champ des arts vivants, au croisement du théâtre et de la danse. Il a commencé son travail artistique en 2009, en tant qu’interprète dans un théâtre indépendant à Rasht en Iran. Il a ensuite continué à travailler et à étudier à l’étranger afin d’acquérir des expériences avec de multiples pratiques et expressions performatives. Il a travaillé pour dibérents artistes dont Mette Ingvartsen, Kasper Ravnhøj, Hooman Sharifi and Phillip Zarrilli.
Il est artiste associé à Montpellier Danse pour trois ans (2024-2026). Il est titulaire d’une licence en interprétation de l’Académie norvégienne du théâtre (2015-2018) et d’une maîtrise en solo/danse/auteurs à HZT Berlin (2019-2021). Le vocabulaire dansé proposé par Armin Hokmi est un brassage entre certaines formes connues évoquant un sentiment de familiarité, et des pratiques qui échappent à la reconnaissance. Cultivant un espace où dibérentes références convergent dans leurs contrastes et leurs altérations, sa pratique chorégraphique se développe à travers le temps et l’espace, débordant l’attention et provoquant un changement par le déploiement de la danse vers de nouvelles trajectoires. A travers des textes, des danses et des chorégraphies, ses oeuvres récentes comprennent Passages (2019), Public Dance, Permutable Stage (2021) et International Dance (2022) et Shiraz (2024). Depuis 2025, il se concentre sur deux nouvelles créations : une oeuvre pour un danseur, « Of the Heart », et « Repertoire » (Bazm), une chorégraphie pour onze danseurs. Armin poursuit son engagement à développer un réseau de collaborations pour ces projets, afin de créer un environnement stimulant, dynamique, translocal et durable pour l'équipe. Il reste déterminé à rassembler des danseurs et des artistes issus de formations, de contextes et de niveaux dibérents pour générer de nouvelles formes de coopération.
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